Concours pour la construction de la nouvelle usine de production d'eau potable à Saint Sulpice

4ème Prix

Le projet s'inscrit comme la dernière séquence paysagère bordant le lac. Afin d'assurer l’intégration des nouveaux bâtiments de production d’eau potable, à la spatialité du Parc de Saint-Sulpice, la stratégie du projet est développée selon trois points clés : 1. Une volumétrie compacte qui préserve la prédominance du paysage. 2. Un soubassement minéral qui ancre l'ouvrage au sol et s'adapte à son utilisation. 3. Une enveloppe translucide en briques de verre, qui affirme l'identité du projet dans son rapport entre l'eau et la lumière.  

1. C’est avant tout par la volumétrie que le projet opère son intégration dans le site. A cet effet, trois volumes compactes sont créés, afin de préserver au maximum les arbres et ainsi valoriser le contexte naturel. Deux volumes sont dédiés aux Process I et II. Le troisième volume, dédié au programme du Réseau, profite de l'espace libéré par la démolition du bâtiment des filtres, pour s’implanter en continuité de la sous station électrique. Les deux constructions sont unifiées par une façade commune.  La volonté d'avoir trois volumes simples avec des façades unitaires, donne au projet son identité : Des objets d’eau et de lumière posés dans le parc. Par ce premier geste le parc domine le site, où les trois pavillons entrent en dialogue avec la nature environnante.

2. Un soubassement minéral et homogène démarque le socle fonctionnel de manutention et de circulation de l'usine. Il ancre les bâtiments dans le sol, offre une ligne d’étiage et d’usure résistante. Il s’ouvre aux accès nécessaires au fonctionnement et à l’évolution des équipements.

3. Les trois volumes sont caractérisés par des formes épurées, mises en valeur par une enveloppe unitaire, élégante et pérenne, composée en briques de verre. Les façades continues et translucides présentent un triple aspect :

- Elles fonctionnent comme une paroi de lumière qui restitue à l'extérieure, l’organisation du bâtiment en tant que machine. La mécanique, les pompes hydrauliques, les escaliers se transforment en éléments graphiques, où la construction et la technologie retranscrivent l’activité du bâtiment.

- Elles se présentent comme une surface réfléchissante, où la réverbération de l'environnement associent les bâtiments à leur contexte arboré. 

- Depuis l’intérieur des bâtiments, une lumière abondante inonde les halles des machines. Les opérateurs travaillent ainsi avec un maximum de confort et de sécurité.

Les bâtiments ainsi enveloppés sont couverts par des toitures végétales extensives

 

Architecte : A&F architectes sàrl

Collaborateurs A&F : Vincent Caussignac

 

Architecte Paysagiste : MAP Paysage

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